Les Trekezek vous proposent un moment de partage unique en baie de Morlaix, autour de Carantec, en Finistère. Dans des paysages authentiques, accompagnée de la Comtesse de Kussuliou, Quarla de la Garde vous murmurera à l'oreille son histoire en français et même un peu en breton, à son pas ......
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Les chevaux de trait bretons bridés par la loi
La loi NOTRe portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République ne permet plus aux départements de subventionner les éleveurs. La perte de 65 € par cheval a des conséquences. Exemple concret à Bannalec, non loin de Quimperlé.
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| Présidente de la société du cheval breton de l’Aven et de celle du sud-Finistère, Isabelle Le Guen attire l’attention sur une conséquence de la loi NOTRe. | Ouest-France |
La loi NOTRe porte sur la nouvelle organisation territoriale de la République et impose aux départements de se concentrer sur les dépenses sociales. Sur le terrain, cela se traduit par un coup d’arrêt à des subventions. Dont celle de 65 €, attribuée par le conseil départemental du Finistère à un éleveur pour chacun de ses chevaux de trait bretons.
Présidente de la société du cheval breton de l’Aven et de celle du sud-Finistère, la Bannalécoise Isabelle Le Guen pointe les conséquences de cet abandon. À quelques jours de l’assemblée générale des éleveurs du cheval breton de Cléguérec, le samedi 29 avril.
L’importance des concours
Depuis longtemps, des départements, dont le Finistère, « donnaient des subventions pour l’organisation de concours départementaux de chevaux de trait bretons », rappelle Isabelle Le Guen. Depuis la loi NOTRe, « la Région devait prendre le relais. Mais elle dit : nous ne finançons pas directement les éleveurs. Tout le monde se renvoie la balle. L’éleveur se retrouve avec 65 € de moins, par cheval. » Des pourparlers se poursuivent.
Installé à Bannalec dans le Finistère, le couple Le Guen produit essentiellement du porc : « Le cheval de trait breton est plus une passion, un loisir. Nous avons huit poulinières et trois étalons. Nos chevaux sont dressés pour l’attelage et les cavaliers. »
Pour eux, la fin des subventions n’aura pas de conséquences.
« Mais, relève-t-elle, 80 % des chevaux de trait bretons sont propriété de retraités agricoles. Eux prennent cette fin de subvention de plein fouet. Une somme de 65 € pour aller à un concours, cela paye par exemple, le ferrage et la vaccination. Les concours sont importants car ils permettent un suivi sanitaire, une bonne identification des chevaux. »
Le plus renommé est le concours national, de Lamballe.
Une race menacée
Le cheval de trait breton reste « une race menacée, poursuit Isabelle Le Guen. En 2015, il y a eu 2 500 naissances en Bretagne. C’est 30 % de moins qu’il y a dix ans. » Des chevaux de trait bretons naissent aussi dans le Massif central, dans le Sud-Ouest. Moins pour les concours ou le travail, plus pour le marché de la viande de boucherie. L’Espagne et l’Italie sont demandeuses.
Les Japonais eux, se fournissent en Bretagne. « Les chevaux sont élevés à l’herbe, au foin. Les Japonais affrètent un cargo, les emmènent vivants et les engraissent chez eux. »
Le cheval de trait breton « est un cheval de territoire, facile et qui a bon caractère. Il fait de l’entretien partout, rappelle Isabelle Le Guen. Il a fait la guerre de 14-18. Il est utilisé aujourd’hui pour l’enlèvement d’ordures, faire du débardage, conduire des écoliers, des touristes, surveiller des sites naturels… »
Concurrencées par les tracteurs dès les années 1960, d’autres races de trait comme le Percheron, le Cob normand, le Comtois ou encore le Poitevin sont en perte de vitesse. « Il faut maintenir la biodiversité et l’élevage », estime Isabelle Le Guen.
Article Ouest France 22/04/2017
Un pas avec Polka, la bretonne polyvalente
Thibault nous présente la magnifique Polka de Bocquenay,
sa jument de trait bretonne.
"Désormais diplômé en attelage (CS UCA, MATE, et galop 5 attelage), mon projet de vie a mûri depuis août 2015, ce sera du maraîchage biologique en traction animale en complément de la gestion des chevaux de l'élevage familial de ma conjointe dans le Morbihan. Nous élevons des chevaux américains (paint horses et quarter horses) de grande lignée sportive que nous valorisons lors de concours d'équitation western, ainsi que des chevaux destinés à l'équitation de loisir (Irish Cob et Pure race crème). MH WEST RANCH est un élevage avec une éthique que nous nous efforçons de valoriser. Chevaux en troupeau dans de grands espaces avec sous-bois comme abris naturels, chevaux nourris le plus naturellement possible, pieds nus et bien sûr pas de boxes (sauf la nuit en surveillance de poulinage)."
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| Polka avec Thibault |
"J'ai rencontré Polka quelques années avant 2008 au détour d'une balade mais c'est quelques mois après avoir arrêté l'équitation en club que je suis retourné voir cette trait bretonne.
C'était en 2008 et dans cette même période, je découvrais l'équitation western ; j'ai alors décidé de dresser Polka en équitation western en parallèle de son débourrage à l'attelage fait par son propriétaire."
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| "La force tranquille n'est pas passée inaperçue aux concours d'équitation western. Nous avons grimpé les marches des podiums et remporté la finale nationale en 2013" |
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| Polka, une jument exceptionnelle douée dans de nombreuses disciplines : Equitation Western - Equitation d'extérieur - Extrême Race - Attelage - Spectacle / Liberté Travail en Traction Animale mais aussi Horse Surfing |
"Je pourrais en dire tellement sur Polka ;
elle en a tellement fait et elle est capable d'en faire tellement encore !"
Thibault Jarnias
Casse-croûte d'hiver
Marche aquatique, activateur de bien-être
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| et sur l'île Callot juste derrière le plongeoir |
privilégiés qu'offre notre littoral.
Mélange de marche et d’aquagym, ce nouveau sport aquatique
procure à l’organisme une formidable pause bien-être.
Est aussi excellent pour les pieds.

Depuis 4 ans, Quarla la pratique dès que l'île Callot retrouve toute sa quiétude.
Que du bonheur !!
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| Fin septembre 2016, Quarla menée aux longues rênes par Fañch, avec Loustic |


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| Séance de 20 minutes terminée |
Une des premières séances de découverte de la mer
pour Quarla et Comtesse qui avait 6 mois sur ce lien
* https://baiedemorlaix.wordpress.com/2016/06/01/jai-teste-pour-vous-la-marche-aquatique-a-carantec/
Cheval de trait: Pour le sauver, la Région Bretagne le remet au travail
En septembre 2013, la Région Bretagne lançait un appel à projets pour la sauvegarde du cheval de trait ; depuis, une trentaine de structures publiques ont été accompagnées :
"Transporter des enfants, entretenir des chemins de halage, distribuer le bulletin municipal... En Bretagne, on veut sauver le cheval de trait en lui donnant du travail. La Région a lancé un appel à projets pour encourager ces initiatives : une première en France. ...."
Le Télégramme
L'exemple de Questembert - Morbihan :
"Parmi les principales orientations stratégiques, la volonté de préserver la race du Cheval de trait breton, marqueur de l'identité et du patrimoine culturel breton, a fait l'objet d'un large consensus.
... le Conseil Régional de Bretagne renouvelle l'appel à projets régional "Cheval territorial" et invite les maîtres d'ouvrages publics à candidater avant le 16 décembre 2016, date de clôture de l'appel à projets.
Cette démarche, impulsée par la Région Bretagne, s'inscrit dans un contexte particulièrement difficile pour l'ensemble des races équines de trait en France, menacées de disparition, et dont la sauvegarde passe nécessairement par la conquête de nouveaux débouchés économiques. La valorisation des chevaux de trait pour l'accomplissement de missions de service public constitue une des voies d'avenir à même de contribuer à leur sauvegarde.
En soutenant financièrement les maîtres d'ouvrages publics portant des projets de valorisation des chevaux de trait, la Région Bretagne entend accompagner une dynamique naissante pour faire de notre territoire une région pionnière en matière de cheval utilitaire. ..."
Le Postier Breton, une race de cheval d'attelage
Il n'est pas rare de voir attaché derrière le tracteur d'Eric un cheval. Mais ce n'est pas à des fins agricoles… C'est une façon pour lui d’entraîner sa douzaine de chevaux de race « Postier breton » à l'attelage. Puissant, musclé et résistant… Malgré tous ces qualificatifs flatteurs, et avec ses 800 kilos, ce cheval n'en reste pas moins un animal assez craintif… Alors comme à chaque début de formation, Eric tient à rassurer son compagnon. Un travail étape par étape qui commence par ce que l'on appelle « le débourrage »… ou l'art de préparer le cheval à accepter son futur matériel d'attelage.
Une vidéo à Quiberon
Alice et ses Bretons au Haras d'Hennebont
Nous avons assisté à une très belle performance équestre durant ce spectacle : de magnifiques chevaux, sons, lumières, feux, art et magie.
Et nous avons aussi eu la chance d'y retrouver nos amis du centre Ar Maner qui en assuraient la première partie : carrousel, monte en amazone, attelages et longues rênes avec leurs Chevaux Bretons.
En coulisses
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| Les stars |
| Marie l'Amazone et Alice, meneuse de revue |
Le carrousel d'Ar Maner
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| Amazone et longues rênes |
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| Catherine et Unan |
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| Alice, Kelly et Ophélie |
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| Rémy et Bellone remettent en état la piste avant d'accueillir Strada |
Un breton au top : Un Bras de Kerfaro
Un Bras de Kerfaro est né en mai 2008 à Trégourez (29 S) chez Michèle le Bras, élevage de Kerfaro.
Ses origines sont Natif de Maumusson et Ni Nella de Kerfaro par Gabarit.
En 2009, il est agréé étalon. De 2010 à 2013, sa vie s'est passée dans un cirque équestre.
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| Un Bras de Kerfaro, trait breton, de 8 ans |
En juillet 2013, Cat de Cléder l'achète et lui ouvre la porte de la vraie vie d'un cheval.
Elle lui a tout fait découvrir : la joie des balades, la plage, la mer et le partage.
"Un Bras est un cheval simple, gentil, apprenant vite, à l'écoute et très brave" nous dit-elle
Un Bras a été noté Elite au modèle, Elite aux allures et comportements sous la selle et sélection aux tests comportements en extérieur et maîtrise du galop avec une note finale de 53 / 65.
*Les qualifications loisir sont un label qualité destiné aux équidés adaptés à une pratique de loisir ou de sport amateur. Ce label constitue un repère pour les utilisateurs et acquéreurs qui privilégient plaisir, confort et sécurité.
Au pays des meneurs, chez Alice
Puis habillage pour la découverte de l'attelage
| Katell suit les conseils d'Alice pour sa première séance de menage |
| Merci à Ophélie et Alice ! Nous reviendrons vous voir ! |
Bravo à Uvéa, la bretonne
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| Uvéa, jument trait breton est prête pour passer les tests |
Une « qualification loisir attelée » s'est déroulée lors de la journée "Portes Ouvertes" du Domaine du Fot, chez Patrice TEXIER, le samedi 23 avril 2016. Elle était placée sous l'égide de l'IFCE (anciennement les Haras nationaux), représenté par Frédéric Guillot, délégué régional et juge de l'épreuve.
Une « qualification loisir attelée » est une série d'épreuves qui permet de connaître les capacités du cheval et ainsi d'en disposer avec plaisir, confort et sécurité. Cette labellisation est ouverte aux amateurs, usagers ou éleveurs.

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| Uvéa, appartenant à la famille Pietrini, s'est distinguée en obtenant la labellisation avec la mention "Sélection" |
Voir aussi Un breton au top
Le choix d’un cheval Breton de loisir
Brittia Guiriec en amazone sur Fanny,
lors du Festival International du Cheval de Trait.
© Coll. privée Brittia Guiriec
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Suite de l'article Le Breton, cheval de loisir ? article précédent sur ce lien
L’évolution de la race Bretonne est étudiée en détails par Bernadette Lizet, ethnologue et ancienne chercheuse du CNRS. Jusque dans les années 1980 perdurait un type Breton issu des anciens bidets du pays, le Centre-Montagne. Disparu en raison du « tout boucherie », il a fait naître par son absence un sentiment de nostalgie, et un intérêt pour des chevaux Bretons plus légers. C’est le retour « du brillant des allures, du geste du genou et du trot soutenu », mais aussi la naissance du conflit entre les éleveurs. Malgré tout, les idées évoluent. L’interdiction de la caudectomie en 1996 est sévèrement décriée un premier temps, vue comme une « hérésie » et une « ingérence » des Haras Nationaux. Depuis, la majorité des éleveurs s'est habituée, l'élégance du beau panache fait l'unanimité ou presque.
Des Haras auxquels on doit la mise en place de toute la communication autour de l’attelage dans les villes bretonnes. S’ensuit la renaissance des routes du cheval de trait et avec elles une nouvelle génération d’éleveurs et d’utilisateurs. Le haras d’Hennebont évite soigneusement toute communication autour de l’élevage hippophagique, celui de Lamballe met en place une stratégie d’allègement de la race. Le cheval de loisir a beaucoup plus la côte, en matière de communication, que le lourd boucher.
Autre conséquence, certains éleveurs de « lourd » cherchent à vendre leurs chevaux inaptes à la selle et à l’attelage comme des animaux de loisir… ce qui discrédite évidemment l’ensemble de la race bretonne sur ce marché. Pour ne pas se tromper dans un achat, une possibilité est de choisir des chevaux labellisés loisir ou attelage, ou des poulains issus de ces chevaux.
Des résultats corrects en compétition, même sans labellisation, sont un gage de qualité qui atteste un niveau minimal de dressage et de manipulation. Des « garanties », qui évidemment n’enlèvent rien à la nécessité d’essayer le cheval, et d’observer sa locomotion. Beaucoup de Bretons « billardent »*, tendance naturelle chez la race en raison de la conformation de ses membres antérieurs, même chez les animaux sélectionnés en sport et en loisir. Brittia Guiriec met en avant le respect de la croissance des poulains, « jamais poussés à l’auge », et celui du travail demandé : « imposer un effort de traction en puissance sur un traîneau (parfois plus d'une tonne) à un poulain de 2 ou 3 ans est dangereux sur le plan ostéo-articulaire et contraire à l'équilibre recherché en attelage car cela met le cheval sur les épaules (au lieu des hanches).
*Cheval dont les antérieurs (à partir du dessous du genou) partent vers l'extérieur
dans un mouvement circulaire quand il marche
Sous la selle, même en endurance
Que faire avec un cheval Breton sous la selle ? Pas d’obstacle au niveau olympique évidemment, mais la « palette » des compétences est beaucoup plus large qu’on ne l’imagine. Elle inclut même des compétitions d’endurance : « Un cheval Breton entraîné peut courir à petit niveau. Cela s’est déjà vu sur des parcours de 20 et 30 km », assure une éleveuse. La régularité est davantage mise en avant que la vitesse pure.
Si ce genre de participation reste rare, elle révèle la grande résistance de cette race à l’effort prolongé, malgré sa masse importante. Lorsqu’il provient d’une lignée de travail, qui n’a jamais été sélectionnée pour la boucherie, le cheval Breton possède du souffle. Cela permet de le monter pour faire de longues randonnées, et pourquoi pas de concourir en TREC, où il dispose de nombreux atouts. Le cheval Breton de loisir est aussi une alternative pour des cavaliers un peu corpulents, ou même pour développer le concept d’équitation en tandem, rendu possible grâce à l’invention de selles biplaces. Adopté par un centre équestre compétent, il peut servir de cheval de voltige. Une discipline pour laquelle sa taille (modeste pour un trait), son bon caractère et son trot vif rendent le type postier particulièrement adapté.
Déborah Le Put sur Antic,
jument d’extérieur et de compétition
pour les cavaliers amateurs.
© Coll. Goulwena Moël
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Plus étonnant, Joyeux, un postier Breton, a été qualifié en championnat de France de dressage. Quant au champion de Bretagne d’équitation Western, Thibaut Jarnias, il monte la belle Polka, elle aussi (malgré son nom) une jument du pays ! Pour l'anecdote, raconte Brittia Guiriec, « J'ai même monté une Bretonne d'attelage de compétition en épreuve amazone, lors du Festival international du cheval de trait en 2003. Elle s'est classée 3ème, alors qu'elle n'était pas montée quelques mois auparavant. C'est dire si les Bretons apprennent vite, s’ils sont dociles et polyvalents ! »
Par le passé, des courses de chevaux populaires étaient organisées dans toute la Bretagne. Ces courses dites « de clocher à clocher » voyaient s’affronter les jeunes hommes sur leurs « bidets », prêts à briller pour gagner le cœur de leur belle… cette ancienne tradition de courses a été remise quelquefois à l’honneur avec les chevaux Bretons actuels, descendants des bidets, sur des hippodromes comme celui de Corlay, en Côtes-d’Armor. Autant pour répondre aux éleveurs qui verraient dans le cheval Breton plus léger un « dévoiement », par rapport aux aptitudes historiques de la race.
L’attelage
C’est à l’attelage que le postier breton s’affirme pleinement.
Le Breton, cheval de loisir ?
Voyage en Bretagne, à la découverte de traits pas comme les autres
Avec le Comtois, le Cheval Breton caracole en tête des races de trait populaires en France. Malheureusement pour lui, son succès dépend principalement du… marché de la viande, en particulier vers l’Italie. Une poignée de passionnés promeut activement ce trait de terroir en attelage et pour les loisirs. Ils nous assurent, démonstrations à l’appui, qu’il peut tout faire s’il est convenablement éduqué.
Un cheval Breton en équitation de loisir ?
L’idée peut paraître saugrenue… d’autant plus que l’immense majorité des chevaux Bretons que l’on rencontre (en particulier au salon de l’agriculture, au salon du cheval et en concours de modèle et allures) présente un modèle lourd, pour ne pas dire en surpoids. Ces chevaux destinés pour l’immense majorité au marché de la viande restent la vitrine habituelle de la race lors des grands événements.
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Brittia Guiriec aux guides du postier breton Nozkaer de Kerlann
à la Grande Semaine de Saumur © Dominique Gautier
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La place du Breton de loisir
Faire cohabiter deux objectifs de sélection au sein d’une même race n’est jamais de tout repos. Le problème des éleveurs de Bretons se retrouve chez ceux de Mérens (conflit entre les éleveurs de type sport et les éleveurs de type montagnard) et d’Anglo-arabes (élevage course et élevage pour le concours complet), pour ne citer qu’eux. Chez le Breton, ces deux objectifs de sélection contradictoires privilégient des chevaux « lourds » voire « gras » d’un côté, tout en recherchant de l’autre les animaux fonctionnels. La sélection de la race bretonne est entièrement entre les mains du Syndicat des éleveurs de chevaux Bretons, nous assure la FNC (Fédération Nationale du Cheval).
Le conflit devient visible lors des concours d’élevage, qui attribuent souvent les primes aux « lourds », dont des chevaux engraissés, qui se déplacent avec difficulté. La qualité d’éducation des poulains n’est pas prise en compte, comme nous avons pu le constater lors du concours de jeunes poulains du Ménez Bré, en août 2013. Une éducation pourtant essentielle dans le domaine du sport et des loisirs.
Un cheval Breton « sportif » est rarement bien vu par les juges de la race.
Les orientations actuelles du Stud-Book sont clairement favorables à la viande .
« Il n’est pas rare que d’autres éleveurs et même des juges de concours trouvent nos chevaux trop maigres », témoignent plusieurs éleveurs de loisir. Pourtant, les lourds ont « d’évidents problèmes de pieds, de foie et de reins… Certains sont même nourris au maïs d'ensilage ! ». Leurs éleveurs « ont besoin de formation sur l’alimentation, les rations et les soins. Les chevaux deviennent gras parce qu’ils sont suralimentés par un mélange d’avoine, d’orge, de betteraves, voire de crêpes ! Ils sont nourris comme leurs ancêtres qui travaillaient, alors qu’ils restent au pré, à ne rien faire ».
Une fracture se creuse entre le modèle d’élevage des années 1980, le « tout boucherie », et celui de l’équitation de loisir. Pour les éleveurs de loisir, « l’ancienne génération garde la main et n’évolue pas, ce qui pousse beaucoup de jeunes éleveurs en race bretonne à suivre le même chemin ». Ces dernières années, des Postiers légers commencent à percer en modèle et allures dans la catégorie dédiée, mais en faible nombre. Les orientations actuelles du Stud-Book sont clairement favorables à la viande.
Par Amélie Tsaag Valren, avec la participation de Goulwena Moel et Brittia Guiriec,
éleveuses de chevaux Bretons.
éleveuses de chevaux Bretons.
Source : Cheval Savoir n ° 50 - Février 2014 http://www.cheval-savoir.com





























